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MA PREMIERE ORCHIDEE

Gilboux Didier.

Orchidées en terrarium
Orchidées en terrarium. Photo : M. Tambour

 

        Il y a un petit temps déjà que je pense à acquérir une orchidée pour décorer mon aquaterrarium, mais mon manque de connaissance sur le sujet et son prix quelque peu onéreux ont toujours retardé cette acquisition. C’est maintenant chose faite puisqu’en me rendant à Solre-sur-Sambre pour visiter l’exposition aquariophile, j’ai pu faire connaissance avec cette plante si mystérieuse.
Il faut savoir que le Discus Club regroupait dans cette manifestation : l’aquariophilie avec de nombreux aquariums et une magnifique présentation de bassins de jardin. La terrariophilie était au rendez-vous. Un département orchidée complétait cette exposition.
C’est là que j’ai pu faire une réelle approche avec cette merveille. Un passionné nous a donné une foule de petits conseils pour maintenir des orchidées à la maison.
C’est pour vous faire partager ces connaissances que j’ai écrit ces quelques lignes.
J’espère qu’ainsi vous pourrez, vous aussi, faire fleurir les plus belles fleurs du monde.

 

Généralités

L'orchidée a toujours fasciné l'homme. On la rencontre partout dans le monde. Cette plante a toujours été considérée comme une plante de luxe. Une véritable furie pour les orchidées s'est déclenchée en Angleterre au 19e siècle. De nombreux collectionneurs très riches ont dépensé des fortunes pour obtenir certaines de ces plantes. A l’heure actuelle toutes les espèces sauvages sont protégées.
On dénombre plus de 800 genres et plus de 28 000 espèces, sans compter les variétés hybrides.
Les orchidées épiphytes, c’est-à-dire celles qui vivent accrochées sur les branches des arbres, représentent 90 % des variétés. Elles se nourrissent essentiellement de l’humidité atmosphérique et non de celle de leur support.
Ce sont les variétés hybrides que vous devrez acquérir pour débuter. Elles ont été créées par l’homme pour répondre à des critères d’exigence qu’une maison d’habitation peut offrir, et en plus la floraison est plus longue et plus jolie.

Phalaenopsis sp.
Phalaenopsis sp.
Photo : J-P Matthys

Rhynchostylis
Rhynchostilis.
Photo : J-P Matthys

Voici les quelques règles qu’il faut observer.

L’eau :

Surtout pas d’excès, une eau douce (sans calcaire) et à température de la pièce conviendra.
Le pot sera posé sur un plateau rempli d’eau et de gravier afin d’apporter beaucoup d’humidité à la plante. Attention le pot ne pourra pas tremper dans l’eau.
Il ne faut jamais arroser après un rempotage.

L’humidité :

L’humidité minimum sera de 60 % (un hygromètre est de rigueur).
Pour cela : pulvériser surtout le dessous des feuilles mais jamais le cœur de la plante. On appelle cela " bassiner ".
Les saturateurs d’humidité sur les radiateurs doivent être remplis tous les jours. Un plateau humidificateur rempli de billes d’Argex sera placé sous l’orchidée. Les racines ne trempent pas dans l’eau.

La température :

La température idéale se situe entre 18 et 19 °C, mais la nuit une température plus basse de 3 à 5 °C est nécessaire pour favoriser la floraison. Plus il fait chaud, plus il doit faire humide.

La lumière :

Elles aiment beaucoup la lumière, mais pas de soleil direct sur les feuilles. Pour cela, de mars à novembre et par fort ensoleillement, il est utile de placer un rideau devant la fenêtre.
Pour l’hiver pas de problèmes, on peut ouvrir les rideaux.
Emplacement favorable à l’Est, le soleil y est plus doux.

Le substrat :

Utiliser toujours un mélange pour orchidée. Il est très léger et laisse filtrer l’eau.

Le rempotage :

Ne rempoter que si la plante déborde du pot ou si le mélange est décomposé.

L’engrais :

Utiliser les engrais spéciaux pour orchidée et respecter les proportions recommandées.
Pour les engrais prévus pour les plantes ordinaires, divisez la dose de moitié.

L’aération :

Une bonne ventilation sera bénéfique, mais pas le courant d’air.
De nombreuses plantes (excepté les Phalaenopsis) seront sorties au jardin de mai à fin septembre. Il est préfèrable de les placer à mi-ombre sous un arbre.

La multiplication :

Par semis : les graines d’orchidée se présentent sous forme de poussière fine et fragile.
Il faut savoir que l’orchidée vit en symbiose avec des champignons qui se trouvent sur le substrat. S’il n’y a pas de champignons, la graine ne germera jamais.
Nous laisserons cette méthode pour les amateurs avertis. Pour les néophytes comme nous, on séparera les rejets ou on divisera les touffes.

Attention : à ne pratiquer que lorsque la plante déborde de son pot (5 à 6 jets).

Situation :

Elle se sentira beaucoup mieux si elle se trouve suspendue.
Dans la maison, sa maintenance sera moyenne, mais dans la serre ou la véranda cela sera très facile.
Pour nous aquariophiles, le terrarium sera l'endroit de prédilection car il offrira toutes les conditions requises.

Attention : bien ventiler pour renouveler l’air en oxygène et empêcher le développement de maladies cryptogamiques.

Ennemis :

Attention aux indésirables tels que cochenilles, pucerons ou   limaces.
Ne pas utiliser les insecticides du commerce.

Voici quelque bonnes recettes

Cochenilles :

Faire un infusion avec de l’ail. Un litre d’eau et 4 gousses d’ail à faire bouillir une demi-heure. Laisser refroidir et tamiser le dépôt. Ensuite pulvériser la plante attaquée.
Vous pouvez aussi utiliser de l’huile de paraffine neutre, la paraffine asphyxie les cochenilles.

Pucerons :

500 g de feuilles de rhubarbe hachées dans 3 litres d’eau. Laisser infuser pendant 24 heures et faire bouillir une demi-heure. Laisser refroidir et pulvériser.
Laisser infuser des feuilles d’ortie pendant 8 jours et pulvériser.

Mise en garde !

Un virus appelé " orchidéemania " se trouve caché dans chaque orchidée. Le virus se propage très rapidement et envahit la maison entière. Certains cultivateurs hébergent plus de 500 orchidées dans leur maison. Et de la maison à la serre il n’y a qu’un pas, alors attention aux virus ! ! !

Dendrobium sp.
Dendrobium sp.
Photo : J-P Matthys

Hybride d'odontoglossum
Hybride d'odontoglossum
Photo : J-P Matthys

Les genres

Le genre Phalaenopsis :

Le botaniste hollandais Blume qui la découvrit en 1825 la compara à des papillons de nuit tropicaux (en grec phalaina = papillon de nuit et opsis = apparence), en effet, la forme assez plate de la fleur fait penser à un papillon.
Elle peut être en fleur presque toute l’année. Dès que les fleurs sont fanées, il faut couper la tige juste en-dessous de l’emplacement de la fleur la plus basse. Ne couper entièrement la tige que si elle est sèche.
Mettre la plante à un endroit bien éclairé et à une température située entre 15 et 20 °C.
Lorsque la floraison est terminée la plante doit refleurir dans les 2 mois. Si ce n’est pas le cas, mettre la plante quelques semaines au frais, plus ou moins de 12 °C, cela favorisera la floraison.

Le genre Cymbidium :

le nom dérive du grec kymbos = barque et fait référence au labelle recourbé comme une barque.
Espèce très facile, mais il faut les sortir au mois de mai au jardin pour favoriser la floraison.
En octobre, les rentrer et leur donner beaucoup de lumière. La température se situe entre 14 et 18 °C.
La floraison dure souvent plus de deux mois par tige.

Le genre Paphiopedilum :

Sabot de Vénus. Elle doit sont nom à son labelle en forme de chausson (en grec Paphos est une île où se trouve le temple de Vénus, pedilum = chausson)
Elles seront peu exigeantes pour la lumière, une exposition au nord suffira.
Pas de bassinage.
Elles fleurissent souvent entre 2 et 4 mois mais certaines comme Pinocchio peuvent fleurir jusqu’à 18 mois.

Hybrides d’Odontoglossum et/ou d’Oncidium :

Très grand choix de coloris et de variétés.
La première tient son nom de la fleur originale, qui porte parfois à la base du labelle des protubérances semblables à des dents (du grec, odontos = dent, glossos = langue). La seconde, orchidée-papillon, doit son nom aux excroissances calleuses à la base du labelle (en grec oncos = masse calleuse).
Certaines fleurissent plusieurs fois dans l’année.
Ne pas bassiner en hiver.
Peuvent être sorties après la floraison de mai à octobre.
Température 10 à 18/20 °C.

Brassia verrucosa
Brassia verrucosa
Photo : J-P Matthys

Odontocidium "mingi"
Odontocidium "mingi"
Photo : J-P Matthys

Bibliographie

Pour plus d’informations consulter le livre : " Comment choisir, entretenir, faire refleurir vos Orchidées " Le N° du guide est le 42 Prix : 25 FF.
Publications Bonnier Mon jardin Ma maison
Pour obtenir ce livre : écrivez à " Mon jardin & Ma maison - V.P.C ".
20, rue de Billancourt B.P.406
92103 Boulogne Billancourt Cedex.
Téléphone : 03 44 62 43 82 France.

Je remercie " Orchidée Passion " pour tous les conseils et la documentation fournis.

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Les textes, photos et dessins n'engagent que la responsabilité de leur(s) auteur(s)

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